De ce côté du miroir, les confessions d’un chasseur

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Tag - vrai vampire

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mercredi 12 septembre 2007

Anatomie du vrai vampire (1)

Vous en reprendrez bien un verre ?

Or donc, la suite de mon analyse du roman.

J’ai relevé quelques fausses notes supplémentaires. Ainsi, l’artifice de la taille qui augmente avec celle de la moyenne de la population (une autre innovation du romancier) est très malvenu. C’est maladroit et mieux vaut soit l’ignorer complètement, soit l’embrasser (sans jeux de mots) tout aussi totalement. Oui, les Terribles Vampires Grands Anciens sont… petits. Quant aux plus grands, les derniers-nés, ils zozottent. Bon, je vous accorde que ça donnerait un effet bizarre, mais le succès, au moins d’estime, serait assuré parmi les lecteurs soucieux de cohérence.

Justement, puisque nous parlons de cohérence, j’aimerais partager avec vous quelques informations sur les sens des vampires, sens aussi aiguisés que leur canines (si ce n’est plus, une canine – même de vampire – n’étant pas très aiguisée).

À ma connaissance, les sens des vampires sont largements plus développés que ceux des humains. J’ignore cependant si c’est le cas de la totalité des sens. J’en suis certain pour la vision, l’ouïe et l’odorat ; j’aurai tendance à le penser pour le toucher, mais j’ignore pour le goût.

Cependant, quelques cogitations m’incitent à penser que l’ensemble des sens du vampire sont plus sensibles. Ce qui aurait plusieurs conséquences :

  • La première, c’est que le goût serait plus sensible, bien sûr
  • La seconde, c’est que les sens « non-traditionnels » sont eux aussi plus sensibles.

Et c’est là que ça devient intéressant :

  • D’abord, les nocicepteurs (récepteurs de la douleur physique) des vampires seraient plus sensibles. Ceci est très utile à savoir pour comprendre la psychologie du vampire et mieux le chasser, le cas échéant. Le vampire souffre davantage de ce qui lui fait mal. Le feu (solaire ou non) lui provoque une douleur d’une intensité inimaginable pour un être humain (sauf peut-être les pauvres hères atteints d’algie vasculaire de la face)
  • Ensuite, le « véritable sixième sens » – le sens de l’équilibre ou équilibrioception – est lui aussi amplifié. Il vaut mieux, quand on court aussi vite… Mais patience, je parlerai de cette phénoménale célérité dans un prochain article.
  • La proprioception (kinesthésie, ou conscience physiologique de son corps) est, elle aussi, fort développée. Encore une fois, ceci est bien utile à la célérité. Sans quoi ils se cogneraient constamment contre les murs. Déjà qu’ils sont petits et qu’ils zozottent…
  • Un sens du danger (peut-être d’origine cénesthésique) là encore très efficace — heureusement pour nous, seuls les plus anciens semblent en bénéficier.

Par ailleurs, contrairement à la très grande majorité des mammifères, le vampire est capable de détecter si une nourriture est bonne pour lui. Il faut savoir qu’un mammifère ne peut guère que se baser sur son expérience passée ou des notions douteuses comme l’odeur pour jauger de la qualité de sa nourriture. Tout au contraire, le vampire est capable de cet examen de manière bien plus fiable. C’est un élément particulièrement étrange, souvent brandi par les tenants de l’origine extra-humaine des vampires (j’aurai l’occasion de revenir sur les théories de l’origine des vampires).

Comme vous pouvez le voir, le vampire est extraordinairement informé de son environnement immédiat ; ceci rend toute embuscade risquée au mieux. Et ce n’est pas leur seul atout, loin s’en faut…

Du bon côté des choses, cette extraordinaire sensibilité est aussi une grande faiblesse… Mais chaque chose en son temps.

vendredi 10 août 2007

Introduction

Bienvenue.

J’ai créé ce site en réaction à un blog de soi-disant vampire. Excédé par ce ramassis de confessions et d’imparfaits du sujonctif, j’ai décidé de démonter tout cela. Oui, les vampires existent ; non, ce ne sont pas des héros romantiques au cœur pur.

Le site en question cherche à titiller la fibre baba cool (on est tous frères) du lecteur, à l’apprivoiser (comme du bétail) pour mieux faire accepter l’idée que « le vampire, c’est mon copain ».

On va remettre les pendules à l’heure.