De ce côté du miroir, les confessions d’un chasseur

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dimanche 2 décembre 2007

La réponse du chasseur au vampire

Pour quelqu’un qui me dédaigne, je vous trouve bien volubile. Quelque chose à (se) prouver ?

Pour le reste, ce n’est pas en faisant assaut de prétéritions et hyperchleuasmes que vous grandirez dans mon estime ; méprisons-nous donc les uns les autres — du moins publiquement.

samedi 24 novembre 2007

Les enfants s’amusent

Monsieur,

Soucieux de ne point lasser mes lecteurs qui attendent mieux de nos carnets respectifs que des pugilats informatiques, je m’étais bien gardé de faire quelque mention que ce soit de nos altercations électroniques en sous-main. Cependant, comme vous semblez vous complaire dans l’étalage de vos compétences, il me parait judicieux autant que nécessaire de rétablir quelques vérités :

  1. Primo, vous êtes l’instigateur de ces petits amusements. Tromper l’ennui ou faire peur, j’ignore quelle était votre motivation profonde ; je constate néanmoins – sans, bien sûr, porter de jugement aucun – que votre billet ressemble singulièrement à celui d’un enfant gaté qui, s’apercevant que son hochet ne marche plus, braille pour qu’on le lui change. Une belle preuve de maturité, en somme.
  2. Secundo, quand bien même votre partialité dans la relation des faits reste compréhensible, il serait dommageable (à mon parcours professionnel) autant que malhonnête (envers nos lecteurs) de vous laisser énumérer vos rares stratagèmes sans réagir. Chers lecteurs, sachez donc qu’il n’y a pas à chercher bien loin la raison de la rareté de ses billets ; quelques « ennuis administratifs » mâtinés, j’ose l’espérer, de moments de doute sur ma compétence réelle (et la sienne), suffisent à justifier une publication plus espacée. Notre vampire, pour adopter un registre plus familier, a les foies.
  3. Tertio, je me permets, à la manière du Parthe, de vous assurer, cher ami, de ma sollicitude pour votre récente rétrogradation. Voyez-vous, cher monsieur, en jouant avec les allumettes, on éclaire la pièce — qu’on le veuille ou pas. Vous voici maintenant dans l’obligation d’expliquer à vos lecteurs de quelle rétrogradation il s’agit…

Respectueusement,

Le chasseur

mardi 20 novembre 2007

Précisions plus sensées sur les chasseurs de vampires

Monsieur le vampire,

  • Vous remettez en cause ma taxinomie, mais la vôtre est tout aussi biaisée. Les faux vampires n’importent guère pour vous alors qu’ils sont une nuisance pour nous ; vous différenciez entre les héros extrêmistes religieux et les héros ayant d’autres raisons (vengeance…) alors que je les classe tous dans les « monomaniaques ». Que nos préoccupations diffèrent et que vous soyez plus philanthrope que moi[1] ne vous permet pas pour autant de hiérarchiser entre les « bonnes » taxinomies (la vôtre) et les « mauvaises » (les autres).
  • Quand je conseillais de ne pas se reposer sur ces certitudes, je ne m’adressais pas qu’à mes lecteurs « classiques », mais à tous mes lecteurs — vous compris. C’est aller bien vite en besogne que d’affirmer que je déclare les chasseurs à gages comme nombreux. J’ai dit qu’ils existent ; le reste n’est qu’élucubrations de votre part.

J’arrête là l’hypercritique et signalerai juste qu’il m’est inhabituel de tuer un vampire endormi. Vous savez très bien pourquoi (la porte est blindée, mais pas le mur), mais je préciserai pour mes (nos ?) lecteurs :

Pourquoi chasser le vampire la nuit

Un vampire sait qu’il est le plus vulnérable le jour. En état de complète léthargie, il est incapable du moindre mouvement et totalement sans défense — et tout le monde le sait. Par voie de conséquence, les vampires d’une certaine puissance[2] se protègent extrêmement bien dans ces moments-là. Il est donc dérisoire d’espérer vaincre un « vétéran vampire » de cette manière — bien que ceci ce soit déjà vu.

Ainsi donc, c’est au moment où ils sont réveillés que nous avons le plus de chances d’atteindre un vampire puissant. Oui, je chasse le vampire… la nuit. Comme vous le voyez, chers lecteurs, nous sommes loin de l’individu inconscient ou, au mieux, chancelant

Je vous laisse, monsieur le vampire, à vos pensées et craintes à voix haute. Pour finir sur une note plus positive, les vampires que j’occis ne représentent qu’une faible partie de mes contrats. Et je n’ai guère l’intention d’augmenter ce ratio, pour des raisons philosophiques et écologiques sur lesquelles je reviendrai.


  1. Ce dont l’ironie, si la moitié de ce que vous dites est vrai, doit depuis longtemps ne plus vous surprendre.
  2. Le bon vieux pieu-dans-le-cœur-en-plein-jour marchant très bien avec les autres.