Après une introduction en guise d’invitation, le romancier s’attaque sans
plus d’ambages au cœur de l’histoire, par la biographie de son héros. J’ai
toujours préféré la forme
courte
, aussi ne puis-je qu’apprécier la chose. Espérons que cette
concision est inhérente à l’auteur et non un artifice pour son lectorat de
blog ; dans ce dernier cas, je pourrais bien ne pas acheter le livre à sa
sortie.
Est-ce par méconnaissance de l’histoire de laquelle est censé provenir son
héros ou bien – à la manière d’un Dan Brown – par une suite
d’approximations plus ou moins volontaires, dans le but de faire douter le
lecteur, que notre écrivain a choisi une orthographie alternative pour la ville
de Montargis ? Passons pour le moment, passons aussi sur le fait que le
seul vicomte de Montargis fut un obscur conseiller général du Second Empire,
donc un demi-millénaire après notre suceur de sang.
De toute manière, l’auteur se dédouane par un élégant — même si
classique – Mais je préfère sacrifier
l'historicité à l'intelligibilité, j'espère que les plus cultivés d'entre vous
ne m'en tiendront pas rigueur
dès le billet suivant. Suspendons
notre incrédulité et continuons dans ce qui, ma foi, reste une agréable
lecture.
Notez aussi que l’auteur reste
dans le personnage quand il répond aux commentaires de ses lecteurs. Fort
plaisant.