De ce côté du miroir, les confessions d’un chasseur

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Tag - approximations

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mardi 20 novembre 2007

Précisions plus sensées sur les chasseurs de vampires

Monsieur le vampire,

  • Vous remettez en cause ma taxinomie, mais la vôtre est tout aussi biaisée. Les faux vampires n’importent guère pour vous alors qu’ils sont une nuisance pour nous ; vous différenciez entre les héros extrêmistes religieux et les héros ayant d’autres raisons (vengeance…) alors que je les classe tous dans les « monomaniaques ». Que nos préoccupations diffèrent et que vous soyez plus philanthrope que moi[1] ne vous permet pas pour autant de hiérarchiser entre les « bonnes » taxinomies (la vôtre) et les « mauvaises » (les autres).
  • Quand je conseillais de ne pas se reposer sur ces certitudes, je ne m’adressais pas qu’à mes lecteurs « classiques », mais à tous mes lecteurs — vous compris. C’est aller bien vite en besogne que d’affirmer que je déclare les chasseurs à gages comme nombreux. J’ai dit qu’ils existent ; le reste n’est qu’élucubrations de votre part.

J’arrête là l’hypercritique et signalerai juste qu’il m’est inhabituel de tuer un vampire endormi. Vous savez très bien pourquoi (la porte est blindée, mais pas le mur), mais je préciserai pour mes (nos ?) lecteurs :

Pourquoi chasser le vampire la nuit

Un vampire sait qu’il est le plus vulnérable le jour. En état de complète léthargie, il est incapable du moindre mouvement et totalement sans défense — et tout le monde le sait. Par voie de conséquence, les vampires d’une certaine puissance[2] se protègent extrêmement bien dans ces moments-là. Il est donc dérisoire d’espérer vaincre un « vétéran vampire » de cette manière — bien que ceci ce soit déjà vu.

Ainsi donc, c’est au moment où ils sont réveillés que nous avons le plus de chances d’atteindre un vampire puissant. Oui, je chasse le vampire… la nuit. Comme vous le voyez, chers lecteurs, nous sommes loin de l’individu inconscient ou, au mieux, chancelant

Je vous laisse, monsieur le vampire, à vos pensées et craintes à voix haute. Pour finir sur une note plus positive, les vampires que j’occis ne représentent qu’une faible partie de mes contrats. Et je n’ai guère l’intention d’augmenter ce ratio, pour des raisons philosophiques et écologiques sur lesquelles je reviendrai.


  1. Ce dont l’ironie, si la moitié de ce que vous dites est vrai, doit depuis longtemps ne plus vous surprendre.
  2. Le bon vieux pieu-dans-le-cœur-en-plein-jour marchant très bien avec les autres.

mardi 4 septembre 2007

Premières impressions sur le roman

Après une introduction en guise d’invitation, le romancier s’attaque sans plus d’ambages au cœur de l’histoire, par la biographie de son héros. J’ai toujours préféré la forme courte, aussi ne puis-je qu’apprécier la chose. Espérons que cette concision est inhérente à l’auteur et non un artifice pour son lectorat de blog ; dans ce dernier cas, je pourrais bien ne pas acheter le livre à sa sortie.

Est-ce par méconnaissance de l’histoire de laquelle est censé provenir son héros ou bien – à la manière d’un Dan Brown – par une suite d’approximations plus ou moins volontaires, dans le but de faire douter le lecteur, que notre écrivain a choisi une orthographie alternative pour la ville de Montargis ? Passons pour le moment, passons aussi sur le fait que le seul vicomte de Montargis fut un obscur conseiller général du Second Empire, donc un demi-millénaire après notre suceur de sang.

De toute manière, l’auteur se dédouane par un élégant — même si classique – Mais je préfère sacrifier l'historicité à l'intelligibilité, j'espère que les plus cultivés d'entre vous ne m'en tiendront pas rigueur dès le billet suivant. Suspendons notre incrédulité et continuons dans ce qui, ma foi, reste une agréable lecture.

Notez aussi que l’auteur reste dans le personnage quand il répond aux commentaires de ses lecteurs. Fort plaisant.